[LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
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C-vava
soleron
STEPPE 91
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[LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
un article sur l hybridation diesel bientot abandonne :
http://blogautomobile.fr/psa-vers-fin-lhybridation-diesel-248415#axzz3FbMIvqbm
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STEPPE 91- Administrateur & Webdesigner
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
rumeur ou pas .....
Dementie hier sur Twitter de PSA
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soleron- Partenaire
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
avant d’abandonner l'hybride diésel il faut la proposer sur l'essence et ce n'est pas encore le cas je crois
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C-vava- Administrateur & Webdesigner
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Mondial de Paris avec DS [1/2] : interview d’Arnaud Ribault
Par Eric E dans à la une, Actualité, Economie, Vie des marques, Premium, Luxe le 27 octobre 2014
A l’occasion du Mondial de l’Automobile de Paris, Blog Automobile a été convié manger des petits fours et boire du champagne. Ah, et on s’est aussi arrêté pour bosser un peu : Eddy vous a fait découvrir le nouvel Espace avec ses designers, l’équipe vous a donné son ressenti, c’est désormais à mon tour de vous promener. Je vous emmène au sein de la dernière née des marques françaises, DS, désormais émancipée de Citroën. Au programme : deux entretiens pour le prix d’un. Je vous propose ce soir un échange avec Arnaud Ribault, Directeur Marketing et Ventes Mondiales de la Marque DS.
Cet entretien a eu lieu en la présence de nos consœurs et confrères des Enjoliveuses, de DS3 Spirit et de C-Forum tandis que notre Arnaud L. national nous accompagnait. Les questions de chacun de nous ont été retranscrites et devinez quoi ? J’en connais un qui n’a pas pu s’empêcher de parler d’hydraulique. On a d’ailleurs eu une réponse… Notre interlocuteur, Arnaud Ribault, a passé de nombreuses années au sein de PSA et de la marque Citroën, en Russie, en Suisse et en Suède, avant de rejoindre Shanghai pour lancer la JV CAPSA dès 2010 où il a créé le réseau DS (dissocié de Citroën en Chine). Place aux questions.
Eric E. : Quel est l’avenir du réseau DS en Europe, actuellement lié à Citroën ? Quelle sera la politique qui sera la vôtre pour séparer DS de Citroën et également dissocier DS de Citroën dans l’esprit des gens pour installer DS en tant que marque ?
Arnaud Ribault : C’est une question clé. Je vais me servir de l’aventure chinoise pour dire que l’on va créer une expérience client en créant une marque. Cette expérience réside dans les produits, dans la communication (digital…) et surtout dans le réseau. En Europe, nous avons décidé de la créer avec nos partenaires Citroën, c’est un point clé. Parce que nous avons un très bon réseau Citroën, très bien réparti dans les villes d’Europe, même dans certains villages. D’autant plus que nos partenaires sont très intéressés de développer une marque premium. On va le faire avec deux formules. La première, le DS Salon, une zone d’au moins 120 m² qui permettra de créer l’expérience DS avec ce raffinement, un service spécifique, une exposition spécifique de voitures, avec une identification de l’extérieur. Il y aura à peu près 50 DS Salon en France d’i à la fin de l’année. Il y aura d’autre part des DS Store, une concession 100% DS, avec lesquelles on aura un plan mondial pour couvrir 170 des 200 plus riches villes du monde (en excluant les USA, donc, d’où les 170) d’ici à 2020.
Aujourd’hui, il y a aussi le service et la réparation. Comment un client DS qui aura des commerciaux et des espaces de ventes différents pourra accepter en atelier de faire la queue dans le même espace de réparation avec les mêmes mécanos qu’un client Citroën ?
A.R. : Je vous remercie pour la fin de la phrase : il n’y a pas de problèmes à ce que ce soit les mêmes mécanos. La technologie DS est accessible aux réparateurs Citroën, on pourra ainsi atteindre une réparation de qualité avec les garages Citroën.
On voit aujourd’hui sur des produits comme l’hybride, quand on en a dans un parc d’entreprise que l’on a forcément une difficulté de compétences, que le nombre de personnel formé en concession est à la hauteur du nombre de véhicules roulants, peut-être un peu restreint.
A.R. : Il est clair que lorsqu’on a des technos spécifiques sur DS, on se doit d’avoir des techniciens formés afin d’assurer un niveau de réparation idoine. 1/3 des DS 5 vendues en Europe est hybride, nous avons un parc conséquent pour que nos techniciens y soient habitués. En créant une expérience de marque, on se doit d’offrir un service en atelier qui soit premium. Pour le moment, je ne peux pas en dire plus, nous construisons nos services avec nos partenaires.
On aurait donc une différence de traitement entre un client de C5 à 40 k€ et un client DS 5 à 40 k€ ?
A.R. : Cela existe déjà avec la conciergerie, réservée à DS. Mais l’on ne s’adresse pas nécessairement au même client. Après nous ne sommes pas fermés, rien ne nous empêche d’élargir certains services à Citroën mais ce n’est plus de mon ressort. Il faut écouter les attentes du client quoi qu’il en soit, mais l’on voit que ce type de service est plus facile à développer dans le package de marque DS.
Cette différence de traitement peut-elle être vraiment justifiée en dépit d’un tarif identique ? Quid des clients flottes qui ont des Citroën et des DS dans leur parc ?
A.R. : Ce qui est difficile, c’est que l’on parle de quelque chose qui ne s’est pas encore passé, pour être très clair. Dans 5 ans, lorsque la marque DS sera plus établie, plus premium, la différence entre les deux marques sera plus forte, plus nette. Je vous donne l’exemple de la Chine. Nous y avions construit un réseau DS tout neuf et l’on faisait 80% de conquête. Nos univers y étaient très différents des marques Peugeot et Citroën. Ici, en Europe, 40% de nos clients ont déjà eu une expérience avec les marques du Groupe PSA. C’est aussi pour cela que nos marques paraissent encore très liées. Mais la situation des niveaux de services différents ne se produira pas à mon avis, dans la mesure où nos gammes vont se différencier. On a choisi de créer la marque DS par palier, d’abord à travers une ligne premium. Désormais avec une marque. Nous ne cherchons pas à faire une rupture violente et nous nous appuyons sur l’héritage de la DS de 1955 qui était quand même une Citroën. Vos questions sont légitimes. Et nos concessionnaires DS pourront faire bénéficier de l’amélioration des services à nos bons clients flottes qui roulent en Citroën. Ils pourront pourquoi pas bénéficier de cette très bonne expérience.
Nous avons découvert Divine DS : quelle sera la suite, que préfigure-t-elle ?
A.R. : La gamme DS va passer de 3 produits à 6 produits. Je ne peux naturellement pas vous donner le plan produit. L’expansion de la gamme DS et la création de la marque est une décision stratégique forte. Quand on étudie le marché premium mondial, on voit que les demandes clients sont liées à des zones et à des segments de produits profitables. Ces 6 produits seront mondiaux, nous aurons les mêmes pour l’Europe, la Chine, puis le Mercosur. Il y aura deux axes majeurs : les berlines tricorps et les SUV.
Les citadines comme DS 3 n’ont-elles plus d’avenir ?
A.R. : On peut avoir des citadines SUV.
Actuellement la gamme DS ne dispose que de hayons.
A.R. : Nous aurons des tricorps et des SUV. Les SUV ont des hayons.
Nous voyons que DS et SM sont tous deux rattachés à l’histoire de la marque DS. Nous ne voyons pas poindre de coupé dans vos projets.
A.R. : La SM est un très beau produit. Dans les gènes, de DS, il y a avant tout la DS. Cela fait de nombreuses années que Jean-Pierre Ploué a souhaité développer ces gènes ; D’ailleurs le premier département de PSA à s’être séparé de Citroën et Peugeot a été le design. Ce que l’on prend de la DS, c’est le côté raffinement, distinction, haut de gamme. De la SM, nous prenons le côté très haut de gamme. La SM est la dernière voiture française de très haut de gamme. J’en ai conduit une durant 4 ans, c’était un produit exceptionnel, le savoir faire français, en termes d’innovation, d’architecture, avec des défauts aussi, elle chauffait un peu ! Mais c’était une voiture exceptionnelle. Cet héritage va bien avec le développement de la marque DS.
Du côté des motorisations, il y a des limites sur la cylindrée des blocs essence, de même en puissance. On a aujourd’hui une DS 3 Racing, une DS 5LS R est apparue. Sera-ce une extension de la gamme à venir ?
A.R. : La DS 5LS R qui a été présentée à Pékin cette année est un modèle unique, elle développe 300 chevaux. Si on l’a montrée, c’est que pour les marchés à dominante essence, c’est-à-dire, partout sauf l’Europe, on va monter en puissance, toujours sur la base de notre moteur 1600 THP [EP6], que l’on veut continuer à développer. Les futures normes Pékin N°6, bien plus sévère que ce que l’on a aujourd’hui en Europe. On ne pourra passer là-bas qu’avec des technologies de réduction de cylindrée, de haute pression, d’admission variable : on est en plein dans le downsizing. Mais l’on va continuer à monter en puissance. En Europe, on lance le BlueHDi 180 chevaux, particulièrement bien positionné en C02, on parlait des flottes tout à l’heure, c’est un moteur particulièrement adapté. Nous sortons nos moteurs PureTech sur DS 3 et DS 4. On sera à 116g de CO2 en 130 chevaux essence sur DS 4 avec un 3 cylindres 1,2 l, d’autant plus que nous avons très bien travaillé la sonorité, c’est très sympa à conduire. C’est l’avenir. Sur DS 3, on a le BlueHDi 100 chevaux avec 79 g de CO2 et 3 litres aux 100 km. C’est pas mal !
E² : Nous parlions de technologie, nous parlions également d’héritage : il y a quelques décennies, on commercialisait des véhicules avec des suspensions hydrauliques, des phares directionnels, des boîtes pilotées assez évoluées pour l’époque. Aujourd’hui, DS se retrouve avec des suspensions, classiques ; DS 5 est d’ailleurs fortement critiquée à ce sujet, il y a une offre restreinte voire désuète en boîtes automatiques, je pense à la BVA4 de DS 4 : y a-t-il encore de la place pour des technologies différenciantes pour DS, y a-t-il des volumes suffisants pour que PSA lance des technologies spécifiques à DS ?
A.R. : On peut effectivement se rappeler des phares tournants, de la première boîte pilotée de la DS, c’était novateur pour l’époque. Je pense que dans l’approche que l’on a pour la technologie pour DS, nous allons prendre le meilleur de PSA. Nous n’en sommes pas encore au point de proposer des technologies spécifiques à DS. Nous allons plutôt lancer des technologies à travers la marque premium, DS, avant de les étendre aux autres marques du Groupe. Il s’agira de rentabiliser au mieux nos futurs développements. On va lancer des technologies qui ne seront pas des technologies hydrauliques mais liées à la suspension, nous allons ensuite les étendre aux autres marques. C’est exactement la raison que vous avez donné : c’est une question de volume et de capacité à rentabiliser une technologie.
E² : Je suis étonné par votre remarque : vous allez développer une nouvelle technologie alors que l’Hydractive 3+ est déjà existante et convaincante ?
A.R. : C’est une super technologie que l’on a toujours sur C5 mais aujourd’hui on est capable avec d’autres technologies de faire mieux que ce que l’hydraulique permet mais l’on verra cela plus tard, ce n’est pas encore sur le marché.
E² : Il ne s’agira pas d’un « simple » Magnetic Ride, mais il y a bien l’idée de faire mieux ?
A.R. : Il y a bien la volonté de faire mieux. Et de garder cet ADN essentiel de DS. Quant à DS 5, il y a un point important par rapport à votre remarque, nous avons fait des modifications concernant sa suspension. Il y a un choix qui a été fait d’avoir un comportement dynamique. Ce n’est pas une voiture molle. Nous avons amélioré son confort du fait des critiques néanmoins après, on a gardé un typage dynamique. Je pense que l’on pourra vous montrer dans le futur que l’on n’a pas abandonné ce gène. J’ai longtemps eu une Xantia Activa V6 lorsque je travaillais en Suisse, j’ai adoré. C’est un des marchés où l’on vendait le plus d’Activa, je me rappelle de nombreux Paris-Genève en Activa, mais c’était une technologie trop exclusive. Certains clients adorent, j’en faisais partie, mais il y avait des contraintes comme l’usure rapide des pneus. Il s’agissait d’un super produit, mais peut-être trop exclusif. On peut trouver des solutions et je pense que vous ne serez pas déçus.
Merci.
Photos : Arnaud L.
http://blogautomobile.fr/entretien-ds-12-interview-darnaud-ribault-250957#axzz3HI8i3ao8
Par Eric E dans à la une, Actualité, Economie, Vie des marques, Premium, Luxe le 27 octobre 2014
A l’occasion du Mondial de l’Automobile de Paris, Blog Automobile a été convié manger des petits fours et boire du champagne. Ah, et on s’est aussi arrêté pour bosser un peu : Eddy vous a fait découvrir le nouvel Espace avec ses designers, l’équipe vous a donné son ressenti, c’est désormais à mon tour de vous promener. Je vous emmène au sein de la dernière née des marques françaises, DS, désormais émancipée de Citroën. Au programme : deux entretiens pour le prix d’un. Je vous propose ce soir un échange avec Arnaud Ribault, Directeur Marketing et Ventes Mondiales de la Marque DS.
Cet entretien a eu lieu en la présence de nos consœurs et confrères des Enjoliveuses, de DS3 Spirit et de C-Forum tandis que notre Arnaud L. national nous accompagnait. Les questions de chacun de nous ont été retranscrites et devinez quoi ? J’en connais un qui n’a pas pu s’empêcher de parler d’hydraulique. On a d’ailleurs eu une réponse… Notre interlocuteur, Arnaud Ribault, a passé de nombreuses années au sein de PSA et de la marque Citroën, en Russie, en Suisse et en Suède, avant de rejoindre Shanghai pour lancer la JV CAPSA dès 2010 où il a créé le réseau DS (dissocié de Citroën en Chine). Place aux questions.
Eric E. : Quel est l’avenir du réseau DS en Europe, actuellement lié à Citroën ? Quelle sera la politique qui sera la vôtre pour séparer DS de Citroën et également dissocier DS de Citroën dans l’esprit des gens pour installer DS en tant que marque ?
Arnaud Ribault : C’est une question clé. Je vais me servir de l’aventure chinoise pour dire que l’on va créer une expérience client en créant une marque. Cette expérience réside dans les produits, dans la communication (digital…) et surtout dans le réseau. En Europe, nous avons décidé de la créer avec nos partenaires Citroën, c’est un point clé. Parce que nous avons un très bon réseau Citroën, très bien réparti dans les villes d’Europe, même dans certains villages. D’autant plus que nos partenaires sont très intéressés de développer une marque premium. On va le faire avec deux formules. La première, le DS Salon, une zone d’au moins 120 m² qui permettra de créer l’expérience DS avec ce raffinement, un service spécifique, une exposition spécifique de voitures, avec une identification de l’extérieur. Il y aura à peu près 50 DS Salon en France d’i à la fin de l’année. Il y aura d’autre part des DS Store, une concession 100% DS, avec lesquelles on aura un plan mondial pour couvrir 170 des 200 plus riches villes du monde (en excluant les USA, donc, d’où les 170) d’ici à 2020.
Aujourd’hui, il y a aussi le service et la réparation. Comment un client DS qui aura des commerciaux et des espaces de ventes différents pourra accepter en atelier de faire la queue dans le même espace de réparation avec les mêmes mécanos qu’un client Citroën ?
A.R. : Je vous remercie pour la fin de la phrase : il n’y a pas de problèmes à ce que ce soit les mêmes mécanos. La technologie DS est accessible aux réparateurs Citroën, on pourra ainsi atteindre une réparation de qualité avec les garages Citroën.
On voit aujourd’hui sur des produits comme l’hybride, quand on en a dans un parc d’entreprise que l’on a forcément une difficulté de compétences, que le nombre de personnel formé en concession est à la hauteur du nombre de véhicules roulants, peut-être un peu restreint.
A.R. : Il est clair que lorsqu’on a des technos spécifiques sur DS, on se doit d’avoir des techniciens formés afin d’assurer un niveau de réparation idoine. 1/3 des DS 5 vendues en Europe est hybride, nous avons un parc conséquent pour que nos techniciens y soient habitués. En créant une expérience de marque, on se doit d’offrir un service en atelier qui soit premium. Pour le moment, je ne peux pas en dire plus, nous construisons nos services avec nos partenaires.
On aurait donc une différence de traitement entre un client de C5 à 40 k€ et un client DS 5 à 40 k€ ?
A.R. : Cela existe déjà avec la conciergerie, réservée à DS. Mais l’on ne s’adresse pas nécessairement au même client. Après nous ne sommes pas fermés, rien ne nous empêche d’élargir certains services à Citroën mais ce n’est plus de mon ressort. Il faut écouter les attentes du client quoi qu’il en soit, mais l’on voit que ce type de service est plus facile à développer dans le package de marque DS.
Cette différence de traitement peut-elle être vraiment justifiée en dépit d’un tarif identique ? Quid des clients flottes qui ont des Citroën et des DS dans leur parc ?
A.R. : Ce qui est difficile, c’est que l’on parle de quelque chose qui ne s’est pas encore passé, pour être très clair. Dans 5 ans, lorsque la marque DS sera plus établie, plus premium, la différence entre les deux marques sera plus forte, plus nette. Je vous donne l’exemple de la Chine. Nous y avions construit un réseau DS tout neuf et l’on faisait 80% de conquête. Nos univers y étaient très différents des marques Peugeot et Citroën. Ici, en Europe, 40% de nos clients ont déjà eu une expérience avec les marques du Groupe PSA. C’est aussi pour cela que nos marques paraissent encore très liées. Mais la situation des niveaux de services différents ne se produira pas à mon avis, dans la mesure où nos gammes vont se différencier. On a choisi de créer la marque DS par palier, d’abord à travers une ligne premium. Désormais avec une marque. Nous ne cherchons pas à faire une rupture violente et nous nous appuyons sur l’héritage de la DS de 1955 qui était quand même une Citroën. Vos questions sont légitimes. Et nos concessionnaires DS pourront faire bénéficier de l’amélioration des services à nos bons clients flottes qui roulent en Citroën. Ils pourront pourquoi pas bénéficier de cette très bonne expérience.
Nous avons découvert Divine DS : quelle sera la suite, que préfigure-t-elle ?
A.R. : La gamme DS va passer de 3 produits à 6 produits. Je ne peux naturellement pas vous donner le plan produit. L’expansion de la gamme DS et la création de la marque est une décision stratégique forte. Quand on étudie le marché premium mondial, on voit que les demandes clients sont liées à des zones et à des segments de produits profitables. Ces 6 produits seront mondiaux, nous aurons les mêmes pour l’Europe, la Chine, puis le Mercosur. Il y aura deux axes majeurs : les berlines tricorps et les SUV.
Les citadines comme DS 3 n’ont-elles plus d’avenir ?
A.R. : On peut avoir des citadines SUV.
Actuellement la gamme DS ne dispose que de hayons.
A.R. : Nous aurons des tricorps et des SUV. Les SUV ont des hayons.
Nous voyons que DS et SM sont tous deux rattachés à l’histoire de la marque DS. Nous ne voyons pas poindre de coupé dans vos projets.
A.R. : La SM est un très beau produit. Dans les gènes, de DS, il y a avant tout la DS. Cela fait de nombreuses années que Jean-Pierre Ploué a souhaité développer ces gènes ; D’ailleurs le premier département de PSA à s’être séparé de Citroën et Peugeot a été le design. Ce que l’on prend de la DS, c’est le côté raffinement, distinction, haut de gamme. De la SM, nous prenons le côté très haut de gamme. La SM est la dernière voiture française de très haut de gamme. J’en ai conduit une durant 4 ans, c’était un produit exceptionnel, le savoir faire français, en termes d’innovation, d’architecture, avec des défauts aussi, elle chauffait un peu ! Mais c’était une voiture exceptionnelle. Cet héritage va bien avec le développement de la marque DS.
Du côté des motorisations, il y a des limites sur la cylindrée des blocs essence, de même en puissance. On a aujourd’hui une DS 3 Racing, une DS 5LS R est apparue. Sera-ce une extension de la gamme à venir ?
A.R. : La DS 5LS R qui a été présentée à Pékin cette année est un modèle unique, elle développe 300 chevaux. Si on l’a montrée, c’est que pour les marchés à dominante essence, c’est-à-dire, partout sauf l’Europe, on va monter en puissance, toujours sur la base de notre moteur 1600 THP [EP6], que l’on veut continuer à développer. Les futures normes Pékin N°6, bien plus sévère que ce que l’on a aujourd’hui en Europe. On ne pourra passer là-bas qu’avec des technologies de réduction de cylindrée, de haute pression, d’admission variable : on est en plein dans le downsizing. Mais l’on va continuer à monter en puissance. En Europe, on lance le BlueHDi 180 chevaux, particulièrement bien positionné en C02, on parlait des flottes tout à l’heure, c’est un moteur particulièrement adapté. Nous sortons nos moteurs PureTech sur DS 3 et DS 4. On sera à 116g de CO2 en 130 chevaux essence sur DS 4 avec un 3 cylindres 1,2 l, d’autant plus que nous avons très bien travaillé la sonorité, c’est très sympa à conduire. C’est l’avenir. Sur DS 3, on a le BlueHDi 100 chevaux avec 79 g de CO2 et 3 litres aux 100 km. C’est pas mal !
E² : Nous parlions de technologie, nous parlions également d’héritage : il y a quelques décennies, on commercialisait des véhicules avec des suspensions hydrauliques, des phares directionnels, des boîtes pilotées assez évoluées pour l’époque. Aujourd’hui, DS se retrouve avec des suspensions, classiques ; DS 5 est d’ailleurs fortement critiquée à ce sujet, il y a une offre restreinte voire désuète en boîtes automatiques, je pense à la BVA4 de DS 4 : y a-t-il encore de la place pour des technologies différenciantes pour DS, y a-t-il des volumes suffisants pour que PSA lance des technologies spécifiques à DS ?
A.R. : On peut effectivement se rappeler des phares tournants, de la première boîte pilotée de la DS, c’était novateur pour l’époque. Je pense que dans l’approche que l’on a pour la technologie pour DS, nous allons prendre le meilleur de PSA. Nous n’en sommes pas encore au point de proposer des technologies spécifiques à DS. Nous allons plutôt lancer des technologies à travers la marque premium, DS, avant de les étendre aux autres marques du Groupe. Il s’agira de rentabiliser au mieux nos futurs développements. On va lancer des technologies qui ne seront pas des technologies hydrauliques mais liées à la suspension, nous allons ensuite les étendre aux autres marques. C’est exactement la raison que vous avez donné : c’est une question de volume et de capacité à rentabiliser une technologie.
E² : Je suis étonné par votre remarque : vous allez développer une nouvelle technologie alors que l’Hydractive 3+ est déjà existante et convaincante ?
A.R. : C’est une super technologie que l’on a toujours sur C5 mais aujourd’hui on est capable avec d’autres technologies de faire mieux que ce que l’hydraulique permet mais l’on verra cela plus tard, ce n’est pas encore sur le marché.
E² : Il ne s’agira pas d’un « simple » Magnetic Ride, mais il y a bien l’idée de faire mieux ?
A.R. : Il y a bien la volonté de faire mieux. Et de garder cet ADN essentiel de DS. Quant à DS 5, il y a un point important par rapport à votre remarque, nous avons fait des modifications concernant sa suspension. Il y a un choix qui a été fait d’avoir un comportement dynamique. Ce n’est pas une voiture molle. Nous avons amélioré son confort du fait des critiques néanmoins après, on a gardé un typage dynamique. Je pense que l’on pourra vous montrer dans le futur que l’on n’a pas abandonné ce gène. J’ai longtemps eu une Xantia Activa V6 lorsque je travaillais en Suisse, j’ai adoré. C’est un des marchés où l’on vendait le plus d’Activa, je me rappelle de nombreux Paris-Genève en Activa, mais c’était une technologie trop exclusive. Certains clients adorent, j’en faisais partie, mais il y avait des contraintes comme l’usure rapide des pneus. Il s’agissait d’un super produit, mais peut-être trop exclusif. On peut trouver des solutions et je pense que vous ne serez pas déçus.
Merci.
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tusman- Administrateur & Webdesigner
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
J'ai bien peur qu'on soit fixé sur l'avenir de l'Hydractive cette fois...
tusman- Administrateur & Webdesigner
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
s'ils ont mieux je dis pourquoi pas!
OK mais pour quand? dans 1 ans, dans 5 ans, dans 10 ans?
et ça arrivera chez Citroën quand? et bien sur peugeot en bénéficia c'est forcé donc plus si exclusif que ça!
On peut trouver des solutions et je pense que vous ne serez pas déçus.
OK mais pour quand? dans 1 ans, dans 5 ans, dans 10 ans?
et ça arrivera chez Citroën quand? et bien sur peugeot en bénéficia c'est forcé donc plus si exclusif que ça!
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C-vava- Administrateur & Webdesigner
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Oui H3+ Amvar sera donc certainement l'achèvement de l aventure oleopneumatique , mais au vu de ce que j'ai lu je suis TRES optimiste malgré tout car certaines références mentionnées dans l article et un dossier que j ai lu en 2012 me laisse entrevoir le meilleur en terme de confort et surement même de tenue de route ....tusman a écrit:J'ai bien peur qu'on soit fixé sur l'avenir de l'Hydractive cette fois...
LHM- Débutant
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Ah la la, LHM qui semble savoir des choses et qui reste trop évasif trop secret il nous appâte et nous laisse en suspens
Tu sais quoi? tu es tenu de garder le secret?
Dis nous.
Tu sais quoi? tu es tenu de garder le secret?
Dis nous.
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Son message me rassure en tout cas
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Honnetement ... Lamentable une meconnaissance visible de l'histoire de la marqu
Passer directement de la SM à l'Activa en zappant les CX et XM .... Et oublier la C6 qui pour l'instant est encore la voiture officielle des prefectures
Passer directement de la SM à l'Activa en zappant les CX et XM .... Et oublier la C6 qui pour l'instant est encore la voiture officielle des prefectures
Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
il a parlé de la SM et de la Xantia activa pour prendre des exemples de technologies avancées qui avaient une contrepartieu et puis il était en interview pas questionné sur l'histoire de la marque, moi ça ne me choque pas
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Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
PVA a écrit:Honnetement ... Lamentable une meconnaissance visible de l'histoire de la marqu
Je crois que l'on a pas lu le même article ou plutôt que vous l'interprétez à votre sauce.
La SM est bien la dernière voiture haut de gamme Française, la CX, XM et même C6 ne sont pas du haut de gamme, loin s'en faut même si elle transporte nos préfets, cela ne suffit pas!
Pour le reste, je fais parti des gens qui pensent que l'avenir de la suspension n'est plus l'hydraulique, mais que le tout métallique n'est pas suffisant pour une marque comme DS, donc attendons, mais une bonne surprise est très possible. Mais la patience n'est pas de mise pour certains sur ce Forum.....
Invité- Invité
Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
C6 pas haut de gamme ? Faut avoir essayer pour le dire !
La SM est une merveille de technologie mais pas mieux finie qu'une CX limousine ou une DS Pallas.
La vocation première de la SM était son coté sport et ce fut une belle réussite
Pour la suspension je suis d'accord il faut passer à l’après hydraulique, je crois très fort dans le magnétique
La SM est une merveille de technologie mais pas mieux finie qu'une CX limousine ou une DS Pallas.
La vocation première de la SM était son coté sport et ce fut une belle réussite
Pour la suspension je suis d'accord il faut passer à l’après hydraulique, je crois très fort dans le magnétique
Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Mondial de Paris avec DS [2/2] : interview d’Eric Apode
Par Eric E dans à la une, Actualité, Economie, Vie des marques, Premium, Luxe le 28 octobre 2014
Suite et fin de nos entretiens chez DS, après Arnaud Ribault (Directeur Marketing et Ventes Mondiales) hier, nous vous proposons un rendez-vous avec Eric Apode, ancien président de CAPSA (la JV Changhan-PSA) et désormais Directeur Produit, Développement et Rentabilité de la Marque DS.
Eddy et moi avions de nombreuses questions à poser mais le temps était compté : je vous propose donc la retranscription de l’échange. Je vous laisse mettre en perspective les propos du jour par rapport à ceux de la veille pour que vous vous fassiez une idée du futur de DS, désormais marque premium de PSA.
Eric E. : On a l’impression que les produits DS 4 et DS 5 sont assez peu soutenus, faute d’animation de gamme. N’est-ce as préjudiciable face à une concurrence premium établie et qui se renouvelle ?
Eric Apode : C’est quelque chose qu’il faut qu’on corrige sur la forme plus que sur le fond. Sur ce salon, nous avons plein de nouveautés, et, vous avez raison, on ne communique pas assez dessus. Aujourd’hui, nous avons sur le stand une voiture qui est absolument incroyable, la DS 5 HYbrid4, 200 chevaux, traction intégrale, je roule avec tous les jours, c’est un produit formidable, on n’en parle pas assez. On a également DS 5 BlueHDi 180, avec un moteur de 400 Nm qui est incroyable, sans parler des modifications récentes sur le plan des liaisons au sol, on a aujourd’hui une voiture extrêmement confortable. On apporte beaucoup de modifications sur nos voitures mais nous n’avons peut-être pas assez communiqué dans notre réseau. Il est vrai que l’on n’en a pas assez parlé. De même sur DS 4 avec l’arrivée des nouveaux moteurs comme le PureTech, bientôt suivi du e-THP 165 chevaux, absolument remarquable. On a désormais les bi-tons sur DS 4. Il y a plusieurs nouveautés sur ces deux gammes mais dans la mesure où 60% de nos ventes se font sur DS 3, on a probablement eu tendance à se focaliser dessus. La DS 3 est mieux établie sur le marché. D’ailleurs on a fait très fort sur ce salon avec le nouveau regard DS 3 et ses 3 modules LED, en plus de l’effet tridimensionnel des feux arrière dont nous sommes très fiers, on tient quelque chose de très fort. On a également apporté l’Active City Brake dans la gamme DS 3. Alors c’est vrai, je vous l’accorde, nous devons faire mieux en termes de communication sur DS 4 et en particulier notre flagship, DS 5, une voiture formidable, le summum. Pour rien au monde je ne l’échangerai. [Je ne fais que rapporter].
E² : Renault et Ford lancent leur griffe haut de gamme sous la forme d’Initiale et de Vignale. Comment le percevez-vous et comment positionnez-vous DS par rapport à leur stratégie ?
E.A. : Moi, ça me fait plaisir de voir que l’on est précurseur, nous avons lancé la ligne DS en 2010 et notre succès est fantastique. C’est une source d’immense fierté au sein des équipes de PSA. Voir que ça titille d’autres constructeurs nous fait doublement plaisir. Carlos Tavares, quand il était chez Renault, était particulièrement impressionné. On m’a rapporté qu’il prenait DS en exemple à cette époque à de nombreuses réunions. Avec cette passion énorme pour l’automobile, c’est un moment de bonheur de travailler avec lui et ce n’est pas une surprise si sa première décision au sein de PSA a été de créer la marque DS.
E² : A ce propos, la marque DS s’émancipe de Citroën et se construit. Il n’y a pas eu beaucoup d’exemples similaires de création de marques par le passé. Je serais toutefois tenté de la comparer à Lexus qui a réussi à se différencier avec l’hybride : sur tous les marchés où Lexus était faible, cette technologie leur a permis de se renforcer et d’asseoir sa notoriété. Concernant DS, quelle(es) serait(ent) la ou les technologies ou facteurs différenciant pour être un vrai marqueur ?
E.A. : J’ai beaucoup de respect pour ce que Lexus a fait, j’observe avec beaucoup d’attention ce que font Infiniti ou Acura. On n’a pas cherché à faire un me too de Lexus ou Mercedes. Nous avons d’une part l’héritage de la DS de 55, on est très attaché à cette histoire, à Citroën, c’est vraiment une fierté pour nos salariés. On ne construit pas une marque sur une pure stratégie marketing, on ne crée pas une marque premium de toute pièce. Nous nous positionnons clairement dans la suite de la merveilleuse histoire des DS et des SM. On ne crée pas une marque, nous poursuivons un héritage, c’est un important point qui nous différencie, nous cherchons à continuer une belle histoire. Nos valeurs, ce n’est pas forcément de la technologie au sens de l’hybride de Lexus ou des gros moteurs de Mercedes. Nous avons 4 socles. D’une part, le style et l’avant garde, il suffit de voir une DS 3 ou un e DS 5 à l’intérieur ou à l’extérieur, c’est unique. C’est le génie français, c’est un peu la continuité du Concorde ou du TGV, c’est une voiture sans nulle autre pareille. La seconde chose, c’est Technology With Staging Effet, la théâtralité de la technologie, on ne mettra pas forcément d’argent dans des technos qui ne se voient pas. Je parlais tout à l’heure des feux et projecteurs de DS 3, le cuir bracelet de montre que personne avant nous n’avait fait, c’est juste incroyable, bien que difficile à réaliser, on essaie de faire des choses théâtrales, matérialiser ce génie français. On insiste aussi sur le raffinement des matériaux, c’est très important pour nous. Nous utilisons par exemple du cuir semi-aniline sur DS 5 ou DS 3, c’est le cuir le plus cher de la planète, en dehors d’Aston martin, peu de marques l’utilisent, mais nous nous sommes dit qu’il nous le fallait parce que DS symbolise le luxe à la française. Le concept Divine DS en est une illustration : comment est né ce concept ? Nous avons dit à des créatifs « lâchez-vous afin de célébrer la naissance de la Marque ». Nous présentons trois intérieurs différents, des axes de réflexion osés, avec des broderies, des cristaux, des choses incroyables. On ne fera pas forcément des choses comme ça en série, mais il fallait marquer les esprits. Je fais les salons depuis 25 ans, personne d’autre ne peut en dire autant. Et le dernier point sur lequel on insiste beaucoup, c’est le confort. Le confort, ce n’est pas simplement avoir une suspension confortable. C’est aussi le silence à bord, se sentir à l’aise, l’ergonomie, la facilité de conduite, que le client se sente fier. On n’est pas sur une technologie particulière bien que nous en ayons à l’image d’HYbrid4, mais on cherche à se positionner sur ces quatre points, dans la lignée de l’héritage de DS. A ce propos, il faudrait que nous vous fassions parvenir l’excellent livre de Renaud Roubaudi… [L’attachée de presse le coupe, le livre n’ayant pas été cautionné par Citroën : Renaud, puisque tu nous lis, merci de nous l’envoyer directement à notre adresse…].
E² : Y a-t-il un risque d’être perçu comme une Citroën avec un joli cuir, ce qui est plus ou moins le cas de DS 4 selon moi ?
E.A. : Non, clairement, je ne pense pas. Le positionnement de DS et celui de Citroën sont très complémentaires. Regardez notre stand, il résume bien notre histoire avec une 2CV rouge et une DS. On ne réinvente rien : nous avions d’un côté une gamme populaire avec les 2CV, les GS et une gamme luxueuse qui était totalement dingue ; je pense qu’il n’y a aucun risque. Au contraire, tous les gens de DS sont fiers de savoir que ça vient de Citroën, ce n’est pas incompatible. Nous mettons les choses en place et continuons à travailler ensemble. Ce n’est pas une scission, c’est un mouvement naturel qui va dans le bon sens et qui a pour objectif que l’on pousse encore DS sans faire de tort à Citroën. A titre personnel, j’adore la Cactus, je pense que je vais être client, c’est vous dire.
E² : Votre poste a également attrait à la rentabilité. Celle-ci passe par la pérennisation des clients. Par rapport aux marques allemandes qui soignent énormément la relation client, qui pérennisent leurs gammes de produits, le client peut-il avoir l’assurance que sa DS 5 sera remplacée par une DS 5, idem pour les autres modèles, un peu comme un client de Série 3 a la certitude de retrouver une Série 3 dans le futur ?
E.A. : Je ne peux bien évidemment pas vous révéler les futurs modèles, ce que je peux vous dire, c’est que l’on va doubler la gamme, comme l’a annoncé Carlos Tavares. Nous passerons d’une gamme de 3 modèles à une gamme de 6 modèles, cette gamme sera mondiale. DS 3 aura naturellement une suite, par exemple. [Le temps file et le créneau qui nous est accordé touche à sa fin]. J’espère que nous aurons l’occasion n’en reparler à un futur salon.
Merci Beaucoup.
Photos : Eddy P.
Par Eric E dans à la une, Actualité, Economie, Vie des marques, Premium, Luxe le 28 octobre 2014
Suite et fin de nos entretiens chez DS, après Arnaud Ribault (Directeur Marketing et Ventes Mondiales) hier, nous vous proposons un rendez-vous avec Eric Apode, ancien président de CAPSA (la JV Changhan-PSA) et désormais Directeur Produit, Développement et Rentabilité de la Marque DS.
Eddy et moi avions de nombreuses questions à poser mais le temps était compté : je vous propose donc la retranscription de l’échange. Je vous laisse mettre en perspective les propos du jour par rapport à ceux de la veille pour que vous vous fassiez une idée du futur de DS, désormais marque premium de PSA.
Eric E. : On a l’impression que les produits DS 4 et DS 5 sont assez peu soutenus, faute d’animation de gamme. N’est-ce as préjudiciable face à une concurrence premium établie et qui se renouvelle ?
Eric Apode : C’est quelque chose qu’il faut qu’on corrige sur la forme plus que sur le fond. Sur ce salon, nous avons plein de nouveautés, et, vous avez raison, on ne communique pas assez dessus. Aujourd’hui, nous avons sur le stand une voiture qui est absolument incroyable, la DS 5 HYbrid4, 200 chevaux, traction intégrale, je roule avec tous les jours, c’est un produit formidable, on n’en parle pas assez. On a également DS 5 BlueHDi 180, avec un moteur de 400 Nm qui est incroyable, sans parler des modifications récentes sur le plan des liaisons au sol, on a aujourd’hui une voiture extrêmement confortable. On apporte beaucoup de modifications sur nos voitures mais nous n’avons peut-être pas assez communiqué dans notre réseau. Il est vrai que l’on n’en a pas assez parlé. De même sur DS 4 avec l’arrivée des nouveaux moteurs comme le PureTech, bientôt suivi du e-THP 165 chevaux, absolument remarquable. On a désormais les bi-tons sur DS 4. Il y a plusieurs nouveautés sur ces deux gammes mais dans la mesure où 60% de nos ventes se font sur DS 3, on a probablement eu tendance à se focaliser dessus. La DS 3 est mieux établie sur le marché. D’ailleurs on a fait très fort sur ce salon avec le nouveau regard DS 3 et ses 3 modules LED, en plus de l’effet tridimensionnel des feux arrière dont nous sommes très fiers, on tient quelque chose de très fort. On a également apporté l’Active City Brake dans la gamme DS 3. Alors c’est vrai, je vous l’accorde, nous devons faire mieux en termes de communication sur DS 4 et en particulier notre flagship, DS 5, une voiture formidable, le summum. Pour rien au monde je ne l’échangerai. [Je ne fais que rapporter].
E² : Renault et Ford lancent leur griffe haut de gamme sous la forme d’Initiale et de Vignale. Comment le percevez-vous et comment positionnez-vous DS par rapport à leur stratégie ?
E.A. : Moi, ça me fait plaisir de voir que l’on est précurseur, nous avons lancé la ligne DS en 2010 et notre succès est fantastique. C’est une source d’immense fierté au sein des équipes de PSA. Voir que ça titille d’autres constructeurs nous fait doublement plaisir. Carlos Tavares, quand il était chez Renault, était particulièrement impressionné. On m’a rapporté qu’il prenait DS en exemple à cette époque à de nombreuses réunions. Avec cette passion énorme pour l’automobile, c’est un moment de bonheur de travailler avec lui et ce n’est pas une surprise si sa première décision au sein de PSA a été de créer la marque DS.
E² : A ce propos, la marque DS s’émancipe de Citroën et se construit. Il n’y a pas eu beaucoup d’exemples similaires de création de marques par le passé. Je serais toutefois tenté de la comparer à Lexus qui a réussi à se différencier avec l’hybride : sur tous les marchés où Lexus était faible, cette technologie leur a permis de se renforcer et d’asseoir sa notoriété. Concernant DS, quelle(es) serait(ent) la ou les technologies ou facteurs différenciant pour être un vrai marqueur ?
E.A. : J’ai beaucoup de respect pour ce que Lexus a fait, j’observe avec beaucoup d’attention ce que font Infiniti ou Acura. On n’a pas cherché à faire un me too de Lexus ou Mercedes. Nous avons d’une part l’héritage de la DS de 55, on est très attaché à cette histoire, à Citroën, c’est vraiment une fierté pour nos salariés. On ne construit pas une marque sur une pure stratégie marketing, on ne crée pas une marque premium de toute pièce. Nous nous positionnons clairement dans la suite de la merveilleuse histoire des DS et des SM. On ne crée pas une marque, nous poursuivons un héritage, c’est un important point qui nous différencie, nous cherchons à continuer une belle histoire. Nos valeurs, ce n’est pas forcément de la technologie au sens de l’hybride de Lexus ou des gros moteurs de Mercedes. Nous avons 4 socles. D’une part, le style et l’avant garde, il suffit de voir une DS 3 ou un e DS 5 à l’intérieur ou à l’extérieur, c’est unique. C’est le génie français, c’est un peu la continuité du Concorde ou du TGV, c’est une voiture sans nulle autre pareille. La seconde chose, c’est Technology With Staging Effet, la théâtralité de la technologie, on ne mettra pas forcément d’argent dans des technos qui ne se voient pas. Je parlais tout à l’heure des feux et projecteurs de DS 3, le cuir bracelet de montre que personne avant nous n’avait fait, c’est juste incroyable, bien que difficile à réaliser, on essaie de faire des choses théâtrales, matérialiser ce génie français. On insiste aussi sur le raffinement des matériaux, c’est très important pour nous. Nous utilisons par exemple du cuir semi-aniline sur DS 5 ou DS 3, c’est le cuir le plus cher de la planète, en dehors d’Aston martin, peu de marques l’utilisent, mais nous nous sommes dit qu’il nous le fallait parce que DS symbolise le luxe à la française. Le concept Divine DS en est une illustration : comment est né ce concept ? Nous avons dit à des créatifs « lâchez-vous afin de célébrer la naissance de la Marque ». Nous présentons trois intérieurs différents, des axes de réflexion osés, avec des broderies, des cristaux, des choses incroyables. On ne fera pas forcément des choses comme ça en série, mais il fallait marquer les esprits. Je fais les salons depuis 25 ans, personne d’autre ne peut en dire autant. Et le dernier point sur lequel on insiste beaucoup, c’est le confort. Le confort, ce n’est pas simplement avoir une suspension confortable. C’est aussi le silence à bord, se sentir à l’aise, l’ergonomie, la facilité de conduite, que le client se sente fier. On n’est pas sur une technologie particulière bien que nous en ayons à l’image d’HYbrid4, mais on cherche à se positionner sur ces quatre points, dans la lignée de l’héritage de DS. A ce propos, il faudrait que nous vous fassions parvenir l’excellent livre de Renaud Roubaudi… [L’attachée de presse le coupe, le livre n’ayant pas été cautionné par Citroën : Renaud, puisque tu nous lis, merci de nous l’envoyer directement à notre adresse…].
E² : Y a-t-il un risque d’être perçu comme une Citroën avec un joli cuir, ce qui est plus ou moins le cas de DS 4 selon moi ?
E.A. : Non, clairement, je ne pense pas. Le positionnement de DS et celui de Citroën sont très complémentaires. Regardez notre stand, il résume bien notre histoire avec une 2CV rouge et une DS. On ne réinvente rien : nous avions d’un côté une gamme populaire avec les 2CV, les GS et une gamme luxueuse qui était totalement dingue ; je pense qu’il n’y a aucun risque. Au contraire, tous les gens de DS sont fiers de savoir que ça vient de Citroën, ce n’est pas incompatible. Nous mettons les choses en place et continuons à travailler ensemble. Ce n’est pas une scission, c’est un mouvement naturel qui va dans le bon sens et qui a pour objectif que l’on pousse encore DS sans faire de tort à Citroën. A titre personnel, j’adore la Cactus, je pense que je vais être client, c’est vous dire.
E² : Votre poste a également attrait à la rentabilité. Celle-ci passe par la pérennisation des clients. Par rapport aux marques allemandes qui soignent énormément la relation client, qui pérennisent leurs gammes de produits, le client peut-il avoir l’assurance que sa DS 5 sera remplacée par une DS 5, idem pour les autres modèles, un peu comme un client de Série 3 a la certitude de retrouver une Série 3 dans le futur ?
E.A. : Je ne peux bien évidemment pas vous révéler les futurs modèles, ce que je peux vous dire, c’est que l’on va doubler la gamme, comme l’a annoncé Carlos Tavares. Nous passerons d’une gamme de 3 modèles à une gamme de 6 modèles, cette gamme sera mondiale. DS 3 aura naturellement une suite, par exemple. [Le temps file et le créneau qui nous est accordé touche à sa fin]. J’espère que nous aurons l’occasion n’en reparler à un futur salon.
Merci Beaucoup.
Photos : Eddy P.
tusman- Administrateur & Webdesigner
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Voitures : XM 3.0 V6 BVA
Date d'inscription : 30/11/2010
Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
on reste affilier à Citroën sans en avoir l'air en fait.
J'aimerai la même interview chez Citroën pour en savoir plus sur son devenir.
J'aimerai la même interview chez Citroën pour en savoir plus sur son devenir.
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C-vava- Administrateur & Webdesigner
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Voitures : C3III shine puretech 110cv, C4II confort HDI90
Date d'inscription : 15/05/2008
Re: [LE BLOG AUTOMOBILE] Les articles sur PSA
Bravo au blog de l auto pour la synthese ecrite de l'interview.
Notre cameraman vous adressera sous peu la version reelle.
Il faut noter la motivation de nos interlocuteurs et les questions non eludees.
Pour le reste nous avons retenu qu il fallait encore attendre un peu avant d y voir clair.
Le restylage de Ds5 et ds4 en 2015 devrait apporter un plus mais les autos seront deja dans le dernier tiers de leur vie.
Notre cameraman vous adressera sous peu la version reelle.
Il faut noter la motivation de nos interlocuteurs et les questions non eludees.
Pour le reste nous avons retenu qu il fallait encore attendre un peu avant d y voir clair.
Le restylage de Ds5 et ds4 en 2015 devrait apporter un plus mais les autos seront deja dans le dernier tiers de leur vie.
STEPPE 91- Administrateur & Webdesigner
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Voitures : Ds4 200thp brun hickory/saxo 1.5d sx
Date d'inscription : 16/07/2010
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